COURTE LETTRE AUX ÉLUS BRETONS

HOEL

La domination française (Hoel)

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Qu'est-ce que le socialisme français ? (Hoel)

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Comme vous le savez peut-être, j’ai publié un livre intitulé La domination française. Ainsi que l’avait dit et montré il y a plus d’un siècle Léopold de Saussure, la domination française s’exerce par l’assimilation, et cette politique d’assimilation remonte à la révolution française.

Les races conquérantes les plus habiles ont compris la nécessité de ne pas heurter les croyances de leurs sujets et de respecter leurs institutions. Les Français, au contraire, essayent de transformer les sociétés indigènes avant même d’avoir assis leur conquête. Ils professent que les institutions, les croyances, les langues même, entretiennent l’hostilité des indigènes contre le nouvel état de choses, et que pour obtenir leur sympathie ou leur résignation, il n’y a qu’une méthode efficace : l’assimilation. »

Léopold de Saussure – Psychologie de la Colonisation Française dans ses Rapports avec les Sociétés Indigènes (1899)

L’idéologie assimilationniste a été forgée durant la révolution française. On la trouve développée dans deux textes d’Henri Grégoire :

Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs (1789)

Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française (1794)

« Nous n’avons plus de provinces, & nous avons encore environ trente patois qui en rappellent les noms. »

Le terme utilisé par Grégoire et les révolutionnaires n’est pas « assimilation » mais « régénération ».

L’expression moderne, depuis la création du mot « génocide » par Raphael Lemkin, est celle de « génocide culturel ». C’est celle utilisée par exemple par Robert Badinter dans son Hommage au Dalaï Lama (11-06-2009) :

« Le Dalaï Lama, lui, conscient des réalités internationales et des rapports de force, ne réclame que le statut d’autonomie pour le Tibet, la sauvegarde de son identité culturelle, si importante dans le concert des civilisations, et le respect des droits fondamentaux des Tibétains. Mettre un terme à un régime d’oppression et à un GÉNOCIDE CULTUREL, instaurer un régime d’auto-gouvernement et amener l’État de droit au Tibet, … »

Le livre La domination française ainsi que l’autre livre que j’ai publié (Qu’est-ce que le socialisme français ?) ont pour but à la fois de faire comprendre la domination française, le génocide culturel, et d’y mettre fin.

Comme il ne suffit cependant pas de publier un livre pour qu’il soit lu et qu’en soient tirées les conclusions appropriées, j’ai en parallèle résolu de refuser toute forme de soumission à la domination française.

Pour combattre l’interdiction du breton dans les ‘services’ publiques, j’ai averti les impôts que je ne paierais la taxe d’habitation qu’à la condition que la demande m’en soit faite en breton. J’avais déjà fait cette demande en 2016 (pour 2015) et l’on est venu d’autorité prendre le montant des impôts sur mon compte bancaire. J’ai renouvelé la demande en 2017 (pour 2016) et, après une relance (on n’avait pas cru devoir me répondre dans un premier temps), voici la réponse reçue de l’Inspecteur principal pour le Finistère :

En effet, je n’ai pas répondu à votre demande d’exonération des impôts locaux, au motif que les avis d’imposition n’étaient pas en langue bretonne, puisque la réponse vous a déjà été donnée l’année dernière pour l’impôt sur le revenu, à savoir que le dispositif légal ne le permet pas.

Malgré mes réponses des deux années précédentes, vous insistez pour relancer, à la période du dépôt de déclaration, votre revendication “identitaire”.

Ce marronnier pourrait être qualifié d’acharnement anti-fiscal.

Avec mes plates salutations.

Je ne refuse pas de payer l’impôt, je refuse qu’on m’impose le français, ce qui n’est pas la même chose.

Je refuse qu’on m’impose le français. Je refuse également qu’on m’impose une identité (une nationalité) qui n’est pas la mienne : je suis breton, c’est ma nationalité, et personne ne m’en imposera une autre.

Je connais mes droits (je ne parle pas du droit français, mais du droit ‘humain’) et je défendrai mes droits, ma liberté et mon identité face à ceux qui y portent atteinte.

Hoel